 |
|
DECLARATIONS
 |
 |
Application de la Charte pour la paix : l'installation des
commissions locales a commencé (M. ZERHOUNI)
Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des
Collectivités locales, M. Noureddine Yazid ZERHOUNI, a
indiqué le 08 mars 2006 à Alger que l'installation des
commissions locales chargées du suivi de l'application de
l'ordonnance et des décrets présidentiels relatifs à
l'application de la Charte pour la paix et de la
réconciliation nationale a commencé mercredi.
Interrogé par l'APS, en marge du déjeuner offert en
l'honneur des femmes à l'occasion de la Journée mondiale de
la femme, M. ZERHOUNI a expliqué qu'une fois installées, ces
commissions se chargeront de la mission qui leur est
conférée et qui prendra "trois ou quatre mois, selon le
nombre de personnes concernées par les mesures prises" dans
le cadre de la réconciliation nationale.
Le Chef du gouvernement, M. Ahmed OUYAHIA, avait instruit,
après l'installation, lundi dernier, de la Commission
nationale de suivi de l'application de l'ordonnance et des
décrets présidentiels portant mise en oeuvre de la Charte
pour la paix et la réconciliation nationale, les walis
d'installer des commissions locales sous l'autorité du
ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des
Collectivités locales.
M. ZERHOUNI a indiqué, dans ce contexte, que les
commanditaires des actes terroristes sont concernés par ces
mesures, mais avec "des dispositions particulières".
Quant à l'état d'urgence, le ministre d'Etat a expliqué que
"tant qu'il y a quelques terroristes qui agissent, nous
sommes obligés de le maintenir" car, a-t-il ajouté, il nous
"permet de coordonner l'action des services de sécurité".
Il a affirmé, dans ce contexte, que "l'état d'urgence n'a
jusqu'à présent eu aucun effet sur les libertés publiques et
les libertés individuelles et collectives, et n'aura aucun
effet sur ces mêmes libertés à l'avenir", expliquant que les
partis politiques "fonctionnent normalement et il leur est
permis d'organiser des meetings dans des salles".
Les marches, a relevé le ministre, "n'apportent aucun plus"
aux activités de ces partis. Prenant exemple sur la
solidarité avec le peuple palestinien, M. ZERHOUNI a estimé
qu'il est "plus efficace d'aider les Palestiniens par la
collecte d'argent que par des marches". "Il faut donc,
a-t-il dit, réfléchir à des actions d'appui efficaces".
A une question relative à la réouverture des frontières
entre l'Algérie et le Maroc, M. ZERHOUNI s'est limité à
dire: "pas encore".
M. KSENTINI :La réconciliation nationale, un droit approprié
par les Algériens pour asseoir la paix
Le président de la Commission nationale consultative de
promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH),
M. Farouk KSENTINI, a affirmé samedi que "la réconciliation
nationale est un droit que le peuple algérien s'est
approprié pour asseoir la paix" dans le pays.
"La réconciliation nationale n'est ni une politique, ni une
marchandise, mais un droit que s'est approprié le peuple
algérien pour asseoir la paix en Algérie sans laquelle il ne
peut y avoir de développement socioéconomique", a souligné
M. KSENTINI, qui était l'invité du forum du journal El
Moudjahid.
M. KSENTINI a précisé qu'"aucun des représentants du corps
diplomatique étranger en Algérie, avec qui il avait eu à
discuter n'a émis des réserves sur le droit légitime des
Algériens à la réconciliation nationale", ajoutant que "la
plupart des diplomates étrangers rencontrés ont fait part de
leur encouragement à aller à cette réconciliation".
Il a estimé dans ce sens que "le peuple algérien ainsi
réconcilié pourra se consacrer au développement économique
et social du pays, pour prévenir d'éventuelles explosions
sociales dans les prochaines années, comme cela s'observe
dans certains pays".
A ses yeux, "l'Algérie dispose de tous les moyens pour
réaliser le progrès et le bien-être social, pour peu que les
sentiments qui animaient les Algériens, durant la lutte de
libération nationale, faits de fraternité et de solidarité
et qui existent encore, soient mis au service du combat pour
le développement".
Dressant un bilan succinct des activités de la CNCPPDH,
depuis sa création il y a quatre ans, M. KSENTINI a constaté
que cette structure "étatique, mais qui agit et s'exprime en
toute liberté et indépendance", a réussi à faire avancer la
question des droits de l'homme, estimant que "le chemin
parcouru doit être mené à bout en continuant à agir sur le
terrain pour renforcer sa crédibilité et répandre cette
culture des droits de l'homme".
Il a rappelé le travail accompli par la commission nationale
auprès d'ONG internationales "pour les convaincre de revoir
leurs préjugés négatifs" à propos de la réalité en Algérie
durant les années de la tragédie nationale.
Dans ce contexte, il a indiqué que la CNCPPDH a toujours
milité pour que ces ONG viennent "librement" en Algérie,
afin de mieux s'imprégner de la réalité, estimant que
beaucoup parmi celles qui sont venues, "repartaient beaucoup
moins mal inspirées" sur la situation des droits de l'homme
dans le pays.
M. KSENTINI a également abordé la situation de la femme en
Algérie, estimant que la révision de la loi de 1984 (code de
la famille) "a apporté beaucoup d'évolution en matière de
droits pour la femme", appelant à ce que "ces droits soient
renforcés en recourant au dialogue avec les partisans des
résistances à l'égalité entre l'homme et la femme consacrée
par la Constitution".
Evoquant la situation dans les prisons, il a relevé les
améliorations apportés aux conditions de détention, estimant
que beaucoup reste encore à faire à cause de la vétusté des
locaux, notamment en construisant de nouveaux centres de
détention pour réduire la promiscuité.
Evoquant la détention provisoire, il a souligné que "la loi
est claire" sur cette question et qu'il n'en faisait pas "de
polémique avec quiconque", indiquant "ne pas partager la
réalité des chiffres fournis par les autorités judiciaires
sur les personnes en détention provisoire dans les prisons".
"Il faut faire la différence entre les détenus provisoires
qui sont en attente d'un procès et ceux qui sont en
cassation et qui, de ce fait, ne sont pas définitivement
condamnés", a-t-il dit, rappelant que la mise en liberté
provisoire en attendant le procès doit être encouragée.
Sur les délits de presse, il a rappelé la position de la
commission qui s'oppose à l'emprisonnement des journalistes
pour leurs écrits, mais appelle la corporation au respect de
la déontologie de la profession.
"Il faut que la presse s'organise sur le plan de la
déontologie et de l'éthique et que la loi pénalisant les
écrits s'humanise", a-t-il dit.
A une question sur l'extradition d'Algériens de la
Grande-Bretagne, il a souligné que l'exigence des autorités
britanniques de déléguer des juges en Algérie pour assister
à leurs éventuels procès est "irrecevable" du fait, a-t-il
précisé que "c'est là une question une souveraineté
nationale".
A ce propos, il a réaffirmé que tous les Algériens concernés
par les textes d'application de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale où qu'ils se trouvent, bénéficient
de ses mesures dans les limites de la loi, rappelant que
"l'Algérie n'extrade pas ses nationaux à la justice d'autres
pays", en allusion à des cas suspectés de terrorisme par ces
pays.
M. ZERHOUNI: "l'Etat ne démissionnera pas de sa lutte
anti-terroriste"
Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des
collectivités locales, M. Noureddine Yazid ZERHOUNI, a
affirmé samedi 18 mars 2006 à Alger que "l'Etat ne
démissionnera pas de sa lutte anti-terroriste".
M. ZERHOUNI, qui était l'invité de la chaîne III de la radio
nationale a estimé que cette lutte "peut durer des années",
précisant que le nombre des terroristes au maquis "oscille
entre 700 et 800".
M. ZERHOUNI a expliqué a propos de la portée de la Charte
pour la paix et la réconciliation nationale, qu'il s'agit
d'un document "très équilibré" et "très responsable".
"Sa philosophie est que tout conflit interne ne peut être
résorbé que par une démarche de réconciliation nationale",
a-t-il expliqué, citant dans ce contexte les expériences
vécues dans certains pays, comme les Etats-Unis, l'Irlande
et l'Espagne.
A travers la démarche de la réconciliation nationale, l'Etat
a mis en place un dispositif qui permettra de traiter les
personnes concernées par ces mesures "de la même manière que
les autres citoyens et non pas les privilégiés". "La charte
est un package qu'on doit respecter dans sa totalité",
a-t-il ajouté.
L'application de la Charte, "qui a bénéficié d'un appui
citoyen massif, n'est pas du ressort seulement des services
de l'Etat, mais de l'ensemble de la société", a-t-il
souligné.
M. OULD ABBES plaide la vigilance dans le traitement des
dossiers de victimes de la tragédie nationale
Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité nationale, M.
Djamel OULD ABBES, a souligné lundi 20 mars 2006 la
nécessité de prendre "toutes les précautions nécessaires"
dans le traitement des dossiers de victimes de la tragédie
nationale afin d'éviter l'apparition de "fausses victimes",
lors de l'application de l'ordonnance relative à la paix et
la réconciliation nationale.
Cette ordonnance ouvre droit à des indemnités, des
compensations et des mensualités, ce qui risque, selon M.
OULD ABBES, la manifestation de "fausses victimes de la
tragédie, tel que fut le cas pour les sinistrés des
catastrophes naturelles et des handicapés".
Pour le ministre, qui s'adressait à la presse, en marge de
l'adoption par le Conseil de la nation des trois ordonnances
présidentielles du 27 février dernier, "il est impératif de
prendre toutes les précautions et tout le temps qu'il faut
pour l'établissement de listing des catégories concernées
par ces indemnisations" qui reste, selon lui, "un travail
délicat, sensible et important".
"Le listing des personnes concernées par les mesures,
préconisées par l'ordonnance, sera prêt d'ici à la fin du
mois (de mars), mais l'opération de vérification s'étalera
sur les six mois à venir", a-t-il souligné sans pour autant
avancer de chiffre au sujet des victimes.
La tragédie nationale est "un dossier sensible" et "nous ne
pouvons pas nous permettre de faire des erreurs", a-t-il
soutenu, ajoutant qu'"il faut donc cibler et identifier
exactement les bénéficiaires de ces indemnités".
En ce qui concerne la réintégration des travailleurs
licenciés en raison de leur implication dans des affaires
terroristes, le ministre a souligné que ces derniers "ne
seront pas réintégrés dans des postes sensibles, tel que
l'enseignement".
Il s'agit, dans ce cas, a-t-il encore précisé, d'être
"vigilant" et de "protéger nos enfants, pour que plus jamais
la tragédie vécue durant les années 1990 ne se reproduise".
Par ailleurs, le ministre a indiqué que la commission
nationale chargée de l'application de l'ordonnance relative
à la Charte pour la paix et la réconciliation nationale se
réunira "ces jours-ci", sans avancer de date précise.
M. OUYAHIA : "L'Etat est déterminé à mettre en application"
la Charte pour la paix et la réconciliation nationale
Le Chef du Gouvernement, M. Ahmed OUYAHIA, a affirmé que
"l'Etat est déterminé à mettre en application" la Charte
pour la paix et la réconciliation nationale, au cours d'une
conférence de presse, mardi 21 mars 2006 à Alger.
M. OUYAHIA a précisé cependant qu'"en aucun cas on ne peut
revenir à l'anarchie des années 90".
"Ce qui nous intéresse, c'est de préserver l'intérêt du
peuple et de la Nation", a-t-il souligné.
Pour le Chef de l'exécutif, "il est indispensable d'oeuvrer
à la mise en oeuvre des textes relatifs à la Charte pour la
paix et la réconciliation nationale, si on veut réellement
garantir la stabilité du pays et lui permettre de réaliser
le progrès économique et social recherché".
Interdiction d'activités politiques pour les responsables de
la tragédie (M. OUYAHIA)
Le Chef du gouvernement, M. Ahmed OUYAHIA, a assuré que
"l'Etat veillera à appliquer la loi relative à
l'interdiction de toute activité politique pour les
personnes responsables de la tragédie nationale", précisant
que "c'est là, la décision du peuple algérien".
M. OUYAHIA a affirmé le 21 mars 2006, lors d'une conférence
de presse dressant le bilan annuel des activités du
gouvernement, qu'"en aucun cas", l'Algérie "ne peut revenir
à l'anarchie des années 1990", soulignant que "la situation
qui a prévalu, 15 jours après la mise en oeuvre des textes
de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ne
durera pas".
M. OUYAHIA, qui répondait à une question sur les
déclarations politiques de personnes ayant bénéficié des
mesures des textes de la charte, a ajouté que "cette
situation trouvera un terme" et que "l'Etat qui a rétabli
l'ordre et la sécurité ne sera pas un acteur politique".
"Nous allons dire à ces personnes de cesser de faire des
déclarations politiques", a indiqué M. OUYAHIA, invitant
"les médias nationaux à aider l'Etat à gérer cette affaire".
Le Président BOUTEFLIKA sollicite la contribution des
avocats pour la concrétisation de la réconciliation
nationale
Le Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, a
appelé jeudi 23 mars 2006 à Alger les avocats à apporter
leurs contributions à la concrétisation de la Charte pour la
paix et la réconciliation nationale.
"Aujourd'hui, au nom de l'Algérie et au nom des victimes de
la tragédie nationale, nous vous sollicitons pour apporter
vos contributions à la concrétisation de cette revendication
du peuple pour une relance effective qui permettra à
l'ensemble des citoyens d'apporter leur soutien à
l'édification d'une Algérie stable et prospère", a affirmé
M. BOUTEFLIKA, lors de la conférence nationale des avocats
tenue à Alger.
Pour ce faire, a-t-il ajouté, "vous êtes appelés, élite du
pays, à éclairer les membres de la société et mettre en
exergue l'importance des mesures devant être prises pour
répandre la culture de réconciliation à travers
l'explication, autant que faire se peut, des objectifs et
dimensions de cette charte et des retombées positives de
leur application sur la vie du citoyen".
Le Président de la République considère que c'est à "la
justice, en sa qualité de protectrice de la société et son
rempart dans les épreuves, qu'est revenue la noble mission
de veiller à l'application de la majeure partie des textes
et dispositions de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale avec l'esprit de responsabilité et
la célérité requise".
Il a affirmé, par ailleurs, que grâce à "la bienveillance"
des avocats et aux efforts de toutes les franges de la
société, notamment les intellectuels, "l'Algérie
transcendera sa crise et verra l'instauration d'un climat
propice au développement global tant souhaité".
M. BOUTEFLIKA a, toutefois, souligné que "la voie
sera-t-elle libre devant ceux qui désirent exprimer leur
volonté de contribuer au progrès et au développement de
cette patrie, par les voies légales, loin de toute manoeuvre
dilatoire".
L'imam El-KARADAOUI réitère son soutien à la Charte pour la
paix et de la réconciliation nationale ( Colloque)
L'imam Youcef El-KARADAOUI a réitéré, lundi 27 mars 2006 à
Alger, son "soutien" à la Charte pour la paix et de la
réconciliation nationale, approuvée massivement par le
peuple algérien à l'issue du référendum du 29 septembre
dernier.
L'imam El-KARADAOUI a souligné, dans une déclaration à la
presse, en marge du colloque international sur l'éthique de
l'islam et l'économie, que cette charte, plébiscitée par le
peuple algérien, ''est capable de garantir une vie stable et
paisible à tous les Algériens''.
Il a affirmé que ''le retour de la paix en Algérie permettra
à tous ses enfants de participer à son développement et de
trouver une solution aux problèmes socio-économiques''.
L’Imam avait, en mai 2005, affiché son soutien à la démarche
du Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA,
visant ''à instaurer la paix et la stabilité''.
MEDELCI : les ressources financières de l'Etat sont
suffisantes pour prendre en charge les victimes de la
tragédie nationale
Le ministre des finances, M. Mourad MEDELCI, a affirmé jeudi
que les ressources financières de l'Etat sont suffisantes
pour prendre en charge les victimes de la tragédie nationale
dans le cadre de la mise en oeuvre de la charte pour la paix
et la réconciliation nationale.
M. MEDELCI qui répondait à des questions orales posées par
des membres de l'Assemblée populaire nationale (APN), a
indiqué, à propos de l'éventualité de la promulgation d'une
loi de finances complémentaire pour prendre en charge le
volet financier de la charte, qu'il n'excluait pas une telle
mesure.
Le ministre a toutefois, précisé que la promulgation d'une
loi de finances complémentaire, ne sera pas consacrée
exclusivement à la prise en charge des victimes de la
tragédie nationale car le budget inscrit dans la loi
actuelle est suffisant.
Le ministre a également indiqué qu'il est impossible de
déterminer avec exactitude le montant de l'enveloppe
nécessaire à cet effet en raison de la multitude des cas des
personnes concernées, précisant que des commissions
spécialisées procéderont à un examen au cas par cas pour
déterminer celles qui ouvrent droit ainsi que le montant de
l'aide.
Le Président BOUTEFLIKA se félicite du rythme d'application
des dispositions de la Charte
Le Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA s'est
félicité dimanche 16 avril 2006 à Constantine du "rythme
accéléré" de la mise en application des dispositions de la
Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
"A travers la Charte pour la paix et la réconciliation, nous
avons donné tout ce qui était possible d'être donné à un
peuple qui a trop souffert", a affirmé la Président
BOUTEFLIKA dans son allocution à l'ouverture du colloque sur
"la démocratie en Algérie: réalités et perspectives".
"Tout un chacun doit savoir, tant à l'intérieur qu'à
l'extérieur, que l'on ne peut donner plus que ça", a-t-il
ajouté.
"Il ne m'a pas été aisé d'arrêter une décision. Mais j'étais
dans l'obligation de le faire", a précisé le chef de l'Etat,
ajoutant que "les problèmes de notre société ne peuvent être
réglés qu'à travers la réconciliation nationale, et qu'on ne
peut construire une Algérie sur de nouvelles bases sans
stabilité et sans sécurité".
A ce propos, le Président BOUTEFLIKA a indiqué que
"l'Algérie ouvre grand ses bras à tous ses enfants, et celui
qui choisit un pays autre que l'Algérie, nous saurons lui
faire face".
"Ceux qui sont tentés par l'égarement seront sanctionnés" ,
a indiqué le Président BOUTEFLIKA, ajoutant que les
dispositions de la Charte seront appliqués "à tous ceux qui
rallient les rangs de la Nation."
Le chef de l'Etat a, par ailleurs, affirmé que "les familles
des terroristes font partie de notre société et ne sont en
rien responsables des actes de leurs membres qui se sont
écartés du droit chemin et de la raison."
Il a également souligné que les familles des terroristes
doivent être considérées comme l'ensemble des membres de la
société et appelé à "tirer les enseignements après cette
période difficile".
Le président de la République qui a relevé l'impérieuse
nécessité d'éviter de replonger le pays dans le chaos des
années 90 et dont la "société tout entière partage la
responsabilité", a rappelé que "nous ne devons pas oublier
pour ne plus commettre les mêmes erreurs qui ont conduit à
cette situation".
Le Chef de l'Etat a affirmé que "notre régime démocratique
connaît encore des lacunes, en dépit des réalisations
importantes enregistrées tout au long de notre expérience
démocratique".
Le Président BOUTEFLIKA s'est dit convaincu que la
démocratie ne signifie pas que nous devons être au service
de quelque partie que ce soit.
Il a encore affirmé que "la scène politique a connu une
certaine ouverture mais doit s'ouvrir davantage, cependant,
je ne saurais, en ma qualité de Président de la République,
accomplir une telle tâche tant que la sécurité ne sera pas
totalement rétablie". "Chaque chose en son temps", a-t-il
souligné.
Il a ajouté que "les partis ne s'intéressent qu'aux
échéances électorales et ne se mobilisent qu'à leur
approche" avant de s'interroger sur le rôle de la société
civile.
Le chef de l'Etat qui s'est dit "indépendant" de toute
attache partisane, partant de son "sens de la
responsabilité", a précise qu'il restait fidèle au parti du
Front de libération nationale.
Le Président BOUTEFLIKA a, par ailleurs, exclu tout retour à
la situation des années 90", notant que le danger n'est pas
totalement écarté.
Il a par ailleurs, rappelé avoir été "le premier à annoncer
la fin de la légitimité révolutionnaire pour consacrer la
légitimité constitutionnelle".
Revenant sur la démocratie, le Chef de l'Etat a soutenu que
celle-ci "ne signifie pas que nous devons rester passifs
devant l'évangélisation de nos enfants". Il faut être
"clairs aussi bien avec les amis qu'avec les ennemis", a dit
le président de la République.
"Nous devons, en tant que musulmans, reconnaître les gens du
Livre, que l'Islam est la religion choisie par Dieu et plus
on fait preuve d'ouverture, plus grande sera notre
maturité", a-t-il ajouté.
Concernant la pratique des rites religieux non musulmans, le
président BOUTEFLIKA a souligné la nécessité d'établir des
"lois définissant clairement la responsabilité des
associations". Nous n'acceptons pas que "celles-ci activent
dans la clandestinité", a-t-il indiqué, précisant que la
"loi sera strictement appliquée" dans ce cadre.
M. LOUH évoque les catégories des travailleurs concernés par
les dispositions de la charte pour la réconciliation
Le ministre du Travail et de la sécurité sociale, M. Tayeb
LOUH, a affirmé, mardi 18 avril 2006, que les travailleurs
concernés par la réintégration à leurs postes dans le cadre
des dispositions de la charte pour la paix et la
réconciliation nationale, sont les personnes "détenues en
vertu d'une mesure
administrative, les personnes poursuivies, détenues ou
condamnées pour des faits liés à la tragédie nationale,
ainsi que les personnes bénéficiaires des mesures édictées
par la loi sur la concorde civile".
M. LOUH, qui était l'invité de l'émission "Tahaoulate"
(Mutations) de la chaîne I de la radio nationale, a souligné
que les commissions de wilayas, qui regroupent des
représentants de plusieurs secteurs, sous la présidence des
walis, sont libres de "décider soit de réintégrer le
travailleur à son poste, soit de lui octroyer une indemnité
ou encore de rejeter sa demande de réintégration si ce
dernier ne répondait pas aux conditions requises".
Il a ajouté à ce propos que les personnes ayant fait l'objet
de décisions de licenciement, doivent présenter aux
commissions de wilaya des attestations de travail et des
certificats attestant de leur affiliation à la caisse de
sécurité sociale.
Cependant, M. LOUH a précisé que la charte pour la paix et
la réconciliation nationale et les textes d'application des
dispositions de cette dernière, stipulent que "les
travailleurs concernés pourraient être réintégrés à des
postes autres que leurs postes antérieurs" car, a-t-il dit,
"la réintégration au poste antérieur est, dans certains cas,
impossible".
Il a par ailleurs indiqué que les personnes concernées par
l'indemnisation, sont "les personnes ayant atteint l'âge de
la retraite et ne répondant pas aux critères requis, les
personnes dont l'organisme employeur a disparu et les
personnes qui souffrent d'une maladie physique ou mentale".
|
|