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MISE EN ŒUVRE DES DISPOSITIONS POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE
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M.OUYAHIA installe la commission nationale de suivi de
l'exécution des textes de la Charte
Le Chef du gouvernement, M. Ahmed OUYAHIA, a procédé lundi
06 mars 2006 à Alger à l'installation de la Commission
nationale de suivi de l'application de l'ordonnance et des
décrets présidentiels portant mise en oeuvre de la Charte
pour la paix et la réconciliation nationale.
Cette commission est composée du ministre d'Etat, ministre
de l'intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine
Yazid ZERHOUNI, du ministre d'Etat, ministre des Affaires
étrangères, M. Mohammed BEDJAOUI, du ministre délégué auprès
du ministre de la Défense nationale, M. Abdelmalek GUENAIZIA
ainsi que des ministres de la Justice, garde des sceaux, M.
Tayeb BELAIZ, des Finances, M. Mourad MEDELCI, du Travail et
de la sécurité sociale, M.Tayeb LOUH, de l'Emploi et de la
solidarité nationale, M. Djamel OULD-ABBES.
Le Directeur général de la Sûreté nationale, M. Ali TOUNSI,
le commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major
Ahmed BOUSTILA, et le Directeur général de la fonction
publique, M. Djamel KHERCHI, sont également membres de la
commission.
L'installation de cette commission a été décidée par le
président de la République lors du Conseil des ministres du
27 février dernier.
L'ordonnance présidentielle du 27 février comprend des
mesures portant mise en oeuvre de la Charte pour la paix et
la réconciliation nationale, plébiscitée par le peuple lors
du referendum du 29 septembre dernier.
Les trois décrets présidentiels ont arrêté les mesures
relatives à l'indemnisation des victimes de la tragédie
nationale, à l'aide des familles démunies éprouvées par
l'implication d'un de leurs proches dans le terrorisme, et à
la déclaration exigée des repentis.
Après son installation, le Chef du gouvernement, en
présidant la première réunion de la commission, a relevé que
les textes de mise en oeuvre de la Charte promulgués par le
président de la République "sont actuellement l'objet d'une
large diffusion par voie de presse afin de permettre à
l'opinion en général et à leurs bénéficiaires de prendre
connaissance de leur contenu exact".
A l'endroit des structures chargées de la mise en oeuvre de
ces dispositions, M.OUYAHIA a rappelé que l'ordonnance et
les décrets présidentiels l'accompagnant "se distinguent par
une grande clarté quant aux mesures arrêtées aux
bénéficiaires de celle-ci mais aussi quant aux procédures à
suivre".
Application de la Charte pour la paix : l'installation des
commissions locales a commencé (M. ZERHOUNI)
ALGER, 8 mars 2006 (APS)- Le ministre d'Etat, ministre de
l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine
Yazid Zerhouni, a indiqué à Alger que l'installation des
commissions locales chargées du suivi de l'application de
l'ordonnance et des décrets présidentiels relatifs à
l'application de la Charte pour la paix et de la
réconciliation nationale a commencé mercredi.
Interrogé par l'APS, en marge du déjeuner offert en
l'honneur des femmes à l'occasion de la Journée mondiale de
la femme, M. Zerhouni a expliqué qu'une fois installées, ces
commissions se chargeront de la mission qui leur est
conférée et qui prendra "trois ou quatre mois, selon le
nombre de personnes concernées par les mesures prises" dans
le cadre de la réconciliation nationale.
Le Chef du gouvernement, M. Ahmed OUYAHIA, avait instruit,
après l'installation, lundi dernier, de la Commission
nationale de suivi de l'application de l'ordonnance et des
décrets présidentiels portant mise en oeuvre de la Charte
pour la paix et la réconciliation nationale, les walis
d'installer des commissions locales sous l'autorité du
ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des
Collectivités locales.
M. Zerhouni a indiqué, dans ce contexte, que les
commanditaires des actes terroristes sont concernés par ces
mesures, mais avec "des dispositions particulières".
Quant à l'état d'urgence, le ministre d'Etat a expliqué que
"tant qu'il y a quelques terroristes qui agissent, nous
sommes obligés de le maintenir" car, a-t-il ajouté, il nous
"permet de coordonner l'action des services de sécurité".
Il a affirmé, dans ce contexte, que "l'état d'urgence n'a
jusqu'à présent eu aucun effet sur les libertés publiques et
les libertés individuelles et collectives, et n'aura aucun
effet sur ces mêmes libertés à l'avenir", expliquant que les
partis politiques "fonctionnent normalement et il leur est
permis d'organiser des meetings dans des salles".
Les marches, a relevé le ministre, "n'apportent aucun plus"
aux activités de ces partis. Prenant exemple sur la
solidarité avec le peuple palestinien, M. Zerhouni a estimé
qu'il est "plus efficace d'aider les Palestiniens par la
collecte d'argent que par des marches". "Il faut donc,
a-t-il dit, réfléchir à des actions d'appui efficaces".
A une question relative à la réouverture des frontières
entre l'Algérie et le Maroc, M. Zerhouni s'est limité à
dire: "pas encore".
M. OULD ABBAS installe la cellule de suivi et d'application
des dispositions de la Charte de la réconciliation nationale
Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité nationale, M.
Djamel OULD ABBAS a procédé, samedi 18 mars 2006 au siège de
son département, à "l'installation officielle de la cellule
centrale" de suivi et d'application de l'ordonnance et des
décrets présidentiels relatifs à la mise en oeuvre de la
Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
Cette cellule est chargée, de "coordonner les actions entre
les cellules centrales des différents secteurs composant la
commission nationale et d'assister les comités locaux de
suivi et les administrations locales dans l'application des
ordonnances et décrets présidentiels relatifs à l'ensemble
des questions relevant des prérogatives du ministère".
La cellule se charge également d'écouter et d'apporter des
explications aux citoyens qui l'approchent à cet égard et
d'établir les documents nécessaires relatifs aux textes de
la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, en
vue de les accompagner dans les différentes étapes à
suivre".
Poursuite de l'opération de recensement des victimes de la
tragédie nationale
L'opération de recensement des victimes de la tragédie
nationale se poursuit au niveau national en vue de
l'indemnisation et de la réinsertion sociale de cette
catégorie.
La cellule chargée de la prise en charge des victimes de la
tragédie nationale, relevant du ministère de l'Emploi et de
la solidarité nationale, compte parmi les mécanismes
s'attelant au recensement des victimes de cette tragédie, et
ce, depuis son installation sur arrêté ministériel du 29
septembre 2005 avant d'entamer ses missions le 15 mars
dernier.
Lors d'une rencontre, dimanche 09 avril 2006, avec la presse
à l'effet d'expliquer les missions assignées à cette
structure, M. el-Hachemi NOURI, cadre du ministère, a
indiqué que la composante de la cellule est constituée "des
cadres centraux du ministère, des représentants des
structures y relevant, telles la Direction des activités
sociales, les différentes structures chargées des
micro-crédits ainsi que de 880 psychologues".
Cette cellule est chargée, selon la même source, d"appliquer
les dispositions du décret présidentiel portant assistance
publique aux familles démunies, dont l'un des membres a été
impliqué dans des actes terroristes, ainsi que le décret
présidentiel portant indemnisation des victimes de la
tragédie nationale".
Cette structure dont les principales missions consistent,
ajoute M.NOURI, en le suivi, l'accompagnement et
l'orientation des victimes de la tragédie nationale, "reçoit
quotidiennement des dizaines de familles des victimes du
terrorisme, des repentis et des familles des disparus ainsi
que les personnes qui ont bénéficié des dispositions de la
Charte pour la paix et la réconciliation nationale".
Eu égard au nombre important des personnes affluant sur la
cellule, le ministre de l'Emploi et de la solidarité
nationale, M. Djamal OULD ABBAS a donné des instructions à
l'effet d'assurer un accueil quotidien au lieu des deux
jours par semaine fixés initialement, et ce, dans le souci
de d'éviter les longues files d'attente qui se formaient
devant le ministère.
Les familles se présentant au ministère renseignent des
formulaires renfermant toutes les informations nécessaires
sur la famille et la victime afin que la chambre des
opérations les étudie au cas par cas.
M. NOURI a également indiqué que les dossiers des familles
des victimes sont évalués au niveau de la commission
centrale après réception de tous les dossiers qui
parviennent tous les quinze jours des directions de l'Action
sociale de l'ensemble des wilayas.
Il s'agit, a-t-il expliqué, "de définir le nombre de cas de
personnes qui seront reçues, de les classer et enfin de
proposer des solutions au cas par cas".
Les dossiers sont ensuite présentés au ministre du secteur
qui, après examen, les soumettra à son tour à la commission
nationale chargée des victimes de la tragédie nationale
présidée par le chef du Gouvernement.
Concernant l'indemnisation des familles des victimes de la
tragédie nationale, le même responsable a indiqué que "les
familles démunies éprouvées par l'implication d'un de leurs
proches dans des faits liés à la tragédie nationale
recevront une aide de l'Etat, au titre de la solidarité
nationale", sur la base d'une attestation délivrée par les
autorités administratives compétentes.
L'indemnisation des familles se fait "soit par l'octroi
d'une allocation mensuelle d'une valeur de 10 000 DA ou d'un
capital global fixé à un million de dinars, selon chaque
cas".
La liste des victimes de la tragédie nationale en voie de
finalisation (M. OULD ABBES)
La liste des victimes de la tragédie nationale est "en voie
de finalisation", a rappelé jeudi 20 avril 2006 M. Djamel
OULD ABBES, ministre de l'Emploi et de la Solidarité
nationale.
"Nous sommes en train de finaliser la liste des victimes de
la tragédie nationale qui devront bénéficier de la prise en
charge et nous aurons une idée approximative des chiffres
dans quelques jours", a indiqué le ministre en marge de la
séance plénière de l'Assemblée populaire nationale(APN)
consacrée aux questions orales adressées à des membres du
gouvernement.
M. OULD ABBES a précisé que la mission de son département
ministériel se limite à "la prise en charge et à
l'accompagnement psychologique et social" des victimes,
soulignant que "la prise en charge financière n'est pas
suffisante pour éradiquer tous les stigmates de la tragédie
nationale".
"Ce n'est pas aussi aisé qu'on le croit, dans la mesure où
l'Etat va prendre en charge les victimes sur les plans
psychologique, professionnel et éducatif", a-t-il relevé
précisant, dans ce contexte, que la prise en charge sur le
plan professionnel se fera à travers l'octroi de
mico-crédits au concernés.
Le ministre a indiqué, par ailleurs, que les détenus libérés
dans le cadre de la mise en oeuvre des mesures de la Charte
pour la paix et la réconciliation nationale, bénéficieront
d'une prise en charge pour leur réinsertion
socioprofessionnelle.
S'agissant du programme de logement au profit des victimes
de la tragédie nationale, M. OULD ABBES a noté que 1860
logements sont en construction, soulignant, à cet effet, que
"la priorité sera donnée aux veuves, avec leurs enfants, qui
n'ont pas de logements".
Application de la Charte pour la paix : près de 2.200
détenus libérés (Commission nationale)
Près de 2.200 détenus ont été libérés dans le cadre de
l'application de la Charte pour la paix et la réconciliation
nationale, a-t-on annoncé dimanche 23 avril 2006 à l'issue
d'une réunion de la Commission nationale de suivi de la mise
en oeuvre de la Charte.
"Près de 2.200 détenus ont été libérés, soit la quasi
totalité des personnes concernées", indique un communiqué
des services du Chef du gouvernement, M. Ahmed OUYAHIA, qui
préside la Commission nationale de suivi de la mise en
oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation
nationale.
La réunion de la commission avait pour objectif de "dresser
un point de situation" sur l'exécution de l'ordonnance du 27
février dernier relative à l'application de la charte, ainsi
qu'aux décrets présidentiels y afférant datant du 28 février
et du 27 mars.
En ce qui concerne les personnes disparues, une "liste
consolidée" comportant près de 7.100 cas "a été diffusée à
toutes les commissions de wilayas", indique le communiqué,
qui précise que plus de 3.000 disparus ont déjà fait l'objet
d'un jugement de décès.
"Plus de 7.000 personnes se réclamant de liens de parenté
avec des personnes disparues ont déjà été reçues au niveau
des différentes commissions de wilayas compétentes", dans le
cadre des mesures d'indemnisation prévues par la charte,
ajoute le texte.
La Commission nationale de suivi indique également que "la
liste nominative des terroristes abattus dans le cadre de la
lutte contre (le) fléau (du terrorisme) a déjà été établie
par les autorités compétentes et comporte près de 17.000
noms", ajoutant que cette liste "demeurera la seule matrice
de travail en la matière".
Les commissions de wilayas compétentes "ont déjà engagé des
enquêtes sociales à même d'identifier les familles démunies
ayant un proche figurant sur la liste des personnes abattues
dans le cadre de la lutte contre le terrorisme", ajoute la
même source, qui précise que "plus de 7.000 personnes
proches de terroristes abattus se sont présentées aux
commissions de wilayas".
D'autre part, "plus de 5.000 personnes déclarant avoir fait
l'objet de mesures administratives de licenciement pour des
faits liés à la tragédie nationale se sont déjà présentées
au niveau des différentes commissions où il leur a été
expliqué quelles sont les pièces et preuves qui doivent
impérativement composer le dossier de réclamation" de la
réintégration ou de l'indemnisation.
La Commission nationale affirme également que "les éléments
qui ont eu le mérite de participer volontairement à la
défense de la patrie contre le terrorisme (...) seront le
moment venu l'objet de l'attention requise de la part de
l'Etat qu'ils ont contribué à sauvegarder".
655 détenus libérés à Alger dans le cadre de la mise en
oeuvre de la Charte pour la paix
Un total de 655 détenus ont été libérés dans la wilaya
d'Alger dans le cadre de la mise en oeuvre de la Charte pour
la paix et la réconciliation nationale, a annoncé mardi 25
avril 2006 le procureur général adjoint près la cour
d'Alger, M. LAIFA Khaled.
M. LAIFA a indiqué, au cours d'une conférence de presse
tenue en marge des portes ouvertes sur la justice,
organisées par la cour d'Alger au niveau de son siège, que
"l'ensemble de ces détenus remplissaient les conditions de
la libération prévue dans la charte", relevant, dans ce
contexte, que "près de 11 cas de consultation sont en cours
d'étude pour déterminer si les concernés ouvrent droit aux
dispositions de la Charte ou pas".
Par ailleurs, M. LAIFA a annoncé que "80% des travaux de
réalisation du nouveau siège de la cour d'Alger ont été
concrétisés et que ce dernier sera livré au mois d'août
prochain".
Il a fait part, également, de la réalisation prochainement
de tribunaux au niveau de Bouzaréah (Alger sud) et de Dar
El-Beïda (Alger est), ainsi que l'élargissement de celui de
Bir-Mourad-Raïs.
Les portes ouvertes qui sont organisées au niveau national,
trois jours durant, visent notamment au "rapprochement du
citoyen de la justice et de ces auxiliaires", a précisé M.
LAIFA.
A noter que des conférences sur "la mise en application de
la Charte pour la paix et la réconciliation nationale", "les
textes d'applications" et "les réformes engagés dans le
secteur de la justice" seront organisées au cours de ces
journées.
Les victimes de la tragédie nationale bénéficieront de
micro-crédits
Les victimes de la tragédie nationale bénéficieront d'une
convention dans le cadre de l'octroi des micro-crédits, a
indiqué lundi à Alger le ministre de l'Emploi et de la
Solidarité nationale, M. Djamel OULD-ABBES.
"Les victimes de la tragédie nationale, notamment les veuves
avec enfants, bénéficieront prochainement, à la faveur de la
signature d'une convention, du dispositif de l'opération des
micro-crédits", a expliqué M. OULD-ABBES, lors de la
cérémonie de signature de quatre conventions au profit des
associations des handicapés et des personnes vivant avec le
VIH/Sida.
Il a également fait savoir que son département "prendra en
charge les familles des terroristes abattus ou démunis",
ajoutant que "les repentis ayant déposé les armes en 1999,
doivent aussi bénéficier, dans le cadre de leur réinsertion,
de micro-crédits".
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