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COMMUNIQUES OFFICIELS
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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES
"Le Président de la République, Monsieur Abdelaziz
BOUTEFLIKA, a présidé ce jour, Lundi 27 Février, une réunion
du Conseil des Ministres dont l'ordre du jour a été consacré
à l'examen des points suivants :
I. TEXTES DE MISE EN ŒUVRE DE LA CHARTE POUR LA PAIX ET LA
RECONCILIATION NATIONALE.
Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé un projet
d'Ordonnance portant mise en oeuvre de la Charte pour la
paix et la réconciliation nationale.
Ce texte structuré en sept chapitres contient les
dispositions législatives requises pour la mise en oeuvre de
la Charte plébiscitée par la Nation lors du Référendum du 29
Septembre dernier.
Ainsi le Chapitre premier de l'Ordonnance énonce l'objet de
celle-ci, à savoir, la mise en oeuvre de la Charte,
expression de la volonté souveraine du peuple algérien,
déterminé à parachever la politique de paix et de
réconciliation nationale indispensable à la stabilité et au
développement de la Nation.
Dans son second chapitre, l'ordonnance énonce les
dispositions requises pour la mise en oeuvre des mesures de
consolidation de la paix, qui sont des mesures d'extinction
de l'action publique, des mesures de grâce et des mesures de
commutation et de réduction de peines, au bénéfice des
différentes catégories de personnes énoncées dans la Charte,
dans les limites que celle-ci a définies, et dans un délai
de six mois pour les personnes devant se présenter aux
autorités.
Ce même chapitre énonce également les procédures applicables
en la matière, y compris le fait que, les personnes qui se
présenteront aux autorités et qui sont éligibles au bénéfice
des mesures d'extinction de l'action publique, rejoindront
leurs foyers aussitôt accomplies les formalités requises.
Le troisième chapitre de l'ordonnance concerne les mesures
destinées à consolider la réconciliation nationale à savoir
: En premier, l'abrogation des mesures de probation ou de
privation de droits civiques, appliquées aux personnes ayant
bénéficié de la Loi portant concorde civile et
l'établissement du caractère définitif de l'extinction de
l'action publique prises en leur faveur,
En second lieu, la réintégration dans le monde du travail
ou, le cas échéant, l'indemnisation, pour les personnes
ayant fait l'objet de mesures administratives de
licenciement pour des faits liées à la tragédie nationale,
mesures décrétées par l'Etat dans le cadre des missions qui
lui sont imparties.
En troisième lieu, des mesures destinées à prévenir la
répétition de la tragédie nationale, qui conformément à la
Charte pour la paix et la réconciliation nationale,
interdisent l'activité politique sous quelque forme que ce
soit, pour toute personne responsable de
l'instrumentalisation de la religion ayant conduit à la
tragédie nationale, ainsi que pour toute personne qui, ayant
participé à des actions terroristes, refuse toujours de
reconnaître sa responsabilité dans la conception et la mise
en oeuvre d'une politique prônant la violence contre la
Nation et les institutions de l'Etat.
Le quatrième chapitre de l’ordonnance traduit les mesures
d’appui à la politique de prise en charge du dossier des
disparus dans le contexte particulier de la tragédie
nationale. A ce titre, il énonce que la reconnaissance de la
qualité de victime de la tragédie nationale ouvre droit à
l’obtention d’un jugement de décès, selon une procédure
diligente, pour les personnes n’ayant plus donné signe de
vie et dont le corps n’a pas été retrouvé après
investigation par tous les moyens légaux. La possession du
jugement de décès ouvre droit pour les ayants droits à une
indemnisation par l’Etat.
Le cinquième chapitre est relatif aux mesures destinées à
renforcer la cohésion nationale.
Il dispose que les membres des familles éprouvées par
l’implication d’un de leurs proches dans des faits liés à la
tragédie nationale ne sauraient être tenus pour responsables
de ces faits ou pénalisés pour eux. De même, toute
discrimination à leur endroit est interdite et sanctionnée
par la Loi. Enfin, celles de ces familles qui seraient
démunies recevront une aide de l’Etat, au titre de la
solidarité nationale, sur la base d’une attestation délivrée
par les autorités administratives compétentes.
Le sixième chapitre de l’ordonnance énonce les mesures de
reconnaissance de la Nation envers les artisans de la
sauvegarde la République.
Ce chapitre dispose que les concernés ont fait acte de
patriotisme. Il énonce également qu’aucune poursuite ne peut
être engagée, à titre individuel ou collectif, contre les
éléments des forces de défense de la République, toutes
composantes confondues, pour des actions menées en vue de la
protection des personnes et des biens, de la sauvegarde de
la Nation et de la préservation des institutions, toute
dénonciation ou plainte contre les concernés étant
irrecevable. Une disposition est enfin venue pénaliser et
sanctionner toute utilisation ou instrumentalisation des
blessures de la tragédie nationale dans le but de porter
atteinte aux institutions, fragiliser l’Etat ou nuire à
l’honorabilité de ses agents qui l’ont dignement servi, ou
pour ternir l’image de l’Algérie au plan international.
Le septième et dernier chapitre dispose que « En vertu du
mandat qui lui a été conféré par le référendum du 29
Septembre 2005, et conformément aux pouvoirs qui lui sont
dévolus par la Constitution, le Président de la République
peut, à tout moment prendre toutes autres mesures requises
pour la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale ».
Le Conseil des Ministres a également examiné et approuvé
trois projets de Décrets présidentiels destinés à
l’application des mesures énoncées dans l’ordonnance pour la
mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale. Ces décrets portent respectivement
sur :
Premièrement : le contenu de la déclaration qui sera remplie
par les personnes se présentant aux autorités pour
bénéficier des mesures de consolidation de la paix ainsi que
les procédures applicables en la matière.
Deuxièmement : la mise en oeuvre de l’indemnisation des
victimes de la tragédie nationale.
Troisièmement : la mise en oeuvre de l’aide de l’Etat aux
familles démunies éprouvées par l’implication d’un de leurs
proches dans le terrorisme.
Intervenant à l’occasion de l’adoption des textes destinés à
la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale, le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA
a, de nouveau, rendu hommage au digne peuple algérien, qui a
fait sienne, à une très forte majorité, cette Charte,
déclarant que : « confortée par les résultats importants de
la politique de concorde civile, la Nation a, une fois
encore, puisée dans ses valeurs civilisationnelles la Foi et
l’énergie nécessaires pour faire sienne la politique de paix
et de réconciliation nationale, au service de la Patrie, au
service de son développement, au service de son unité
irremplaçable et au service de ses jeunes générations ».
Le Chef de l’Etat a ajouté que « par les décisions adoptées
aujourd’hui en Conseil des Ministres, l’Etat confirme son
engagement annoncé au lendemain même du référendum du 29
Septembre 2005, de respecter fidèlement la volonté du peuple
souverain et de mettre en oeuvre intégralement la Charte
pour la Paix et la réconciliation nationale».
Le Président de la République a poursuivi que cependant «
l’essentiel reste à engager maintenant ».
Dans cet esprit le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a
renouvelé l’appel de la Nation à ceux qui sont attendus pour
revenir dans ses rangs et tirer profit des mesures de
consolidation de la paix qui seront appliquées loyalement,
précisant qu’en même temps que la porte est grande ouverte
devant les concernés, en même temps aussi, l’Etat veillera
et agira avec une détermination renforcée, pour mettre un
terme aux atteintes à la sécurité des biens et des
personnes, avec toute la fermeté de la Loi.
Le Chef de l’Etat a également appelé l’ensemble des citoyens
« à se mobiliser sur le terrain pour traduire en acte la
réconciliation nationale que la Nation a fait sienne. La
réconciliation nationale sera l’oeuvre de tous au profit de
l’Algérie, une oeuvre de longue haleine, pour cicatriser les
blessures et restaurer pleinement la cohésion nationale dont
l’éloignement au cours de la tragédie nationale, a eu un
résultat terrible pour la Patrie et pour l’ensemble des
citoyens et des citoyennes sans distinction ».
Le Président de la République a aussi ordonné au
Gouvernement et à toutes les institutions de l’Etat de
s’atteler immédiatement à l’application des dispositions
contenues dans l’ordonnance et les décrets adoptés ce jour
afin de s’acquitter de leur mission qui est le respect des
choix et de la volonté du peuple souverain.
A cet effet, le Chef de l’Etat a précisé qu’il attend du
Gouvernement de lui soumettre dans les prochains jours le
seul décret qui reste encore à prendre dans le cadre de
l’ordonnance de mise en oeuvre de la Charte, à savoir celui
relatif à la réintégration dans le monde du travail ou, le
cas échéant, l’indemnisation, pour les personnes ayant fait
l’objet de mesures administratives de licenciement pour des
faits liées à la tragédie nationale, mesures décrétées par
l’Etat dans le cadre des missions qui lui sont imparties.
Le Président de la République a également instruit le Chef
du Gouvernement pour mettre sur pied rapidement, une
Commission nationale de suivi de l’application des textes
destinés à la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale. « Cette commission qui sera
appuyée par des instances au niveau de chaque wilaya, aura
pour responsabilité de veiller à une exécution diligente et
intégrale des dispositions énoncées dans l’ordonnance et les
décrets adoptés aujourd’hui, ainsi que du décret encore
attendu, loin de toute entrave, de tout esprit
bureaucratique et de toute tentative de blocage. J’entends
être tenu régulièrement informé de la mise en oeuvre de ces
dispositions » a précisé le Chef de l’Etat.
Enfin, le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a instruit le
Gouvernement pour assurer la plus large diffusion possible à
l’ordonnance de mise en oeuvre de la Charte pour la paix et
la réconciliation nationale et aux textes réglementaires en
découlant, dès leur promulgation, indiquant que « ces textes
qui mettent en oeuvre la volonté souveraine du peuple
algérien doivent être connu de lui autant que l’a été le
texte de la Charte qui lui a été soumis ».
II. PROJETS D’ORDONNANCES.
Poursuivant ses travaux, le Conseil des Ministres a examiné
et adopté un projet d’ordonnance fixant les conditions et
règles d’exercice des cultes autres que musulman.
Ce texte vient à combler un vide juridique quant au cadre
d’exercice des activités ou manifestations religieuses
autres que musulmane.
Se fondant sur les dispositions constitutionnelles du pays
et des conventions internationales pertinentes ratifiées par
l’Algérie, l’ordonnance fixe les conditions d’exercice de
ces cultes tant au plan des principes que des procédures,
confortant ainsi la portée de la Constitution qui proclame
l’Islam religion de l’Etat en Algérie.
A cet effet, l’ordonnance énonce que la pratique des cultes
autres que musulman s’exerce dans le cadre d’associations à
caractère religieux constituées conformément aux lois et aux
règlements régissant ce domaine. En outre, et en même temps
qu’elle dispose la protection et le soutien de l’Etat à
l’activité religieuse autre que musulmane, le texte énonce
des dispositions destinées à mettre un terme aux activités
anarchiques d’associations et de personnes dans ce domaine
ainsi qu’aux entreprises de prosélytisme menées à l’endroit
de musulmans en Algérie.
Intervenant sur ce dossier, le Président de la République a
relevé que « le peuple algérien pétri dans les valeurs de sa
religion l’Islam a, au fil des siècles, cultivé le respect
et l’hospitalité envers les autres Religions du Livre et
envers leur fidèles, citant en appui l’attitude historique
de l’Emir Abdelkader dans son exil, qui a offert sa
protection aux chrétiens en Orient, un acte gravé dans la
mémoires de tous ceux qui tiennent à s’éloigner de
l’amnésie».
« C’est dans ce même esprit que l’Algérie promulgue la
législation qui vient d’être discutée : sa volonté est de
perpétuer cette tradition de convivialité et de respect
mutuels entre les fidèles des religions du Livre, mais aussi
sa détermination à protéger l’Islam, religion de l’Etat, de
pratiques étrangères aux traditions de l’Eglise chrétienne
en Algérie. Fidèle à ses traditions et attachée au dialogue
fécond entre les religions et les civilisations, l’Algérie
est déterminée aussi à mettre un terme à des pratiques
anarchiques et parfois même mercantilistes, qui agressent
ses citoyens musulmans dans leur Foi » a conclu le Chef de
l’Etat.
A cette même occasion, le Conseil des Ministres a décidé que
la Radio Nationale à travers toutes ses chaînes ainsi que la
Télévision Nationale sont désormais tenues de diffuser
l’Adhan à la prière, à ses heures quotidiennement, à
l’instar des autres pays musulmans à travers le Monde.
Le Conseil des Ministres a par ailleurs examiné et approuvé
un projet d’ordonnance portant statut des personnels
militaires.
Il s’agit là d’une mise à jour d’une législation qui remonte
à la fin des années soixante et qui est destinée à
constituer un socle, adapté aux enjeux contemporains, aux
nouveaux statuts qui seront promulgués pour les différentes
composantes de l’Armée Nationale Populaire.
Ce statut rénové se distingue notamment par la valorisation
poussée de la formation et de la compétence, la
généralisation de la sélection par les concours précédant la
formation, l’adaptation de la fonction militaire au droit
national et au droit international relatif pertinent, et
enfin la réunion de conditions adaptées envisagées pour
permettre le développement de la place de la femme dans les
rangs de l’Armée Nationale Populaire.
A l’occasion de l’adoption de ce texte, le Président
Abdelaziz BOUTEFLIKA a souligné sa détermination à veiller à
la promotion de la modernisation et de la
professionnalisation progressive de l’Armée Nationale
Populaire, digne héritière de l’Armée de Libération
Nationale.
Le Chef de l’Etat a rendu également hommage au concours et
aux sacrifices de l’ANP pour la sauvegarde de la Patrie et
du régime républicain durant la douloureuse tragédie
nationale et ajouté que « dans la sécurité restaurée,
l’Armée Nationale Populaire sera désormais en mesure de
s’investir davantage dans la mise à jour de son organisation
et la concrétisation de sa professionnalisation, pour faire
face à ses missions définies par la Constitution, dans le
cadre de l’Etat de droit, concluant que dans cette tâche
l’Armée Nationale Populaire sait pouvoir compter sur le
soutien de la Patrie dont elle a pour mission d’assurer la
préservation de l’indépendance nationale, de l’unité du
peuple, et la défense de l’intégrité territoriale et de la
souveraineté nationale ».
III PROJETS DE DECRETS PRESIDENTIELS PORTANT RATIFICATION
D’ACCORDS ET CONVENTIONS.
Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé dix (10)
projets de décrets présidentiels portant respectivement
ratification de :
- L’amendement à la Convention de Bâle sur le contrôle des
mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur
élimination, adoptée à Genève le 22 Septembre 1995,
- La Convention de Stockholm sur les pollutions organiques
persistantes, adoptée à Stockholm le 22 Mais 2001,
- La Convention entre l’Algérie et le Liban en vue d’éviter
la double imposition et prévenir l’évasion fiscale en
matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à
Beyrouth le 26 Mars 2002,
- L’accord entre l’Algérie et l’Iran dans le domaine de la
santé animale, signé à Alger le 2 Octobre 2004 ,
- L’accord entre l’Algérie et le Nigeria dans le domaine de
l’information, signé à Abuja le 7 Octobre 2004,
- L’accord entre l’Algérie et le Nigeria dans le domaine de
la petite et moyenne entreprise,
signé à Abuja le 7 Octobre 2004,
- L’Accord entre l’Algérie et la Bulgarie dans le secteur
agricole, signé à Sofia le 20 Décembre 2004,
- La convention de coopération entre l’Algérie et l’Egypte
dans les domaines de la protection des végétaux et de la
quarantaine végétale, signée au Caire le 12 Janvier 2005,
- L’accord entre l’Algérie et le Brésil de coopération
sanitaire et vétérinaire signé à Brasilia le 12 Mai 2005,
- L’accord de coopération financière entre l’Algérie et
Cuba, signé à Alger le 11 Septembre 2005.
IV. PROJET DE PROGRAMME COMPLEMENTAIRE DE DEVELOPPEMENT DES
HAUTS PLATEAUX.
Le Conseil des Ministres a également examiné et approuvé le
projet de programme complémentaire pour les wilayas des
Hauts Plateaux.
Ce programme qui a été annoncé par le Président de la
République en Septembre 2005 recouvre un montant global de
620 milliards de DA qui se décompose notamment comme suit :
Premièrement : 288,5 milliards DA pour l’amélioration des
conditions de vie de la population dont :
- i - 73,8 milliards DA destinés au secteur de l’habitat,
- ii - 36,4 milliards DA destinés aux secteurs de
l’éducation nationale, de la formation professionnelle et de
l’enseignement supérieur,
- iii - 20,2 milliards DA pour le secteur de la santé,
- iv - 43,2 milliards DA pour l’alimentation de la
population en eau,
- v - 57 milliards DA pour le raccordement des foyers au gaz
et à l’électricité,
- vi - 14,7 milliards DA pour la jeunesse et les sports et
pour la culture,
- vii - et 43,2 milliards DA pour l’emploi et la solidarité
nationale.
Deuxièmement : 233 milliards DA pour la promotion du
développement économique dont :
- i - 50 milliards DA pour le développement de l’irrigation
agricole,
- ii - 137 milliards DA pour le développement des
infrastructures de transports que ce soit le rail ou les
routes,
- iii - 39,3 milliards DA pour le développement de
l’agriculture et des forêts,
- iv - et 6,7 milliards DA pour le développement de
l’industrie, de la PME, de l’artisanat et du tourisme,
Troisièmement : 18 milliards DA pour le renforcement des
services de l’Etat dont 11,3 milliards DA pour le secteur de
la Justice,
Quatrièmement : 36,8 milliards DA pour les programmes
communaux de développement (PCD),
Cinquièmement enfin : 29 milliards DA pour le lancement du
chantier de réalisation de la nouvelle ville de BOUGHZOUL.
Le programme complémentaire pour le développement des
wilayas des Hauts Plateaux comme celui arrêté en Janvier
dernier pour les wilayas du Sud, tient compte des
spécificités géographiques de ces deux espaces et vient
consolider en faveur des populations locales l’égalité dans
le développement.
En effet, il est à relever que dans le cadre du programme
quinquennal de soutien à la croissance dont les crédits
s’élèvent à 4200 milliards DA, les wilayas du Sud et des
Hauts Plateaux avaient ensemble bénéficié d’un montant total
de près de 1150 milliards DA, alors que le reste du
territoire national a enregistré des dotations de plus de
3000 milliards DA.
Les deux programmes complémentaires arrêtés pour les wilayas
du Sud et des Hauts Plateaux viennent en définitive, tout en
tenant compte de la densité de la population, non seulement
consolider l’égalité des citoyens devant les efforts publics
de développement mais aussi préparer de vastes contrées du
territoire national à attirer l’investissement et à
renforcer les capacités économiques du pays au profit de
toute la Nation.
Intervenant à l’issue de l’examen de ce dossier, le
Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a d’abord relevé sa
satisfaction de voir ce programme mis au point rapidement et
a ordonné au gouvernement de veiller à présent, à le mettre
en oeuvre avec la même diligence que celle attendue pour
tous les projets et programmes décidés par le pays.
Le Chef de l’Etat a également confirmé son instruction en
vue de faire bénéficier les wilayas des Hauts Plateaux des
mesures destinées à encourager et à inciter
l’investissement.
Le Président de la République a aussi déclaré que le
programme complémentaire pour le développement des Hauts
Plateaux vient confirmer la détermination de l’Etat à
veiller à améliorer les conditions de vie des citoyens
partout où ils se trouvent sur le sol national. « C’est par
de tels choix que nous concrétiserons davantage les
principes fondamentaux de notre pays, que nous stabiliserons
la population et mettrons un frein à l’exode rural, tout
comme nous traduirons en actes concrets la politique
nationale d’aménagement du territoire adoptée par le Conseil
des Ministres il y quatre années déjà et traduite par le
Parlement sous forme de loi ».
Le Chef de l’Etat a poursuivi que « avec le programme
complémentaire destiné aux Hauts Plateaux, c’est en
définitive, plus de 6000 milliards DA de dépenses en faveur
du développement national que l’Etat aura ainsi programmé
pour la période allant de 2005 à 2009. Cela reflète notre
volonté de saisir l’opportunité que représentent les
rentrées financières du pays pour rattraper nos retards et
construire notre pays. Cela interpelle également
l’investissement privé et étranger à se mobiliser pour
propager le développement à travers tout le pays et bâtir
une économie nationale diversifiée et durable, capable
d’assurer la pérennité du bien être de notre peuple ».
Le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a en enfin appelé
l’ensemble des citoyens et des citoyennes à se mobiliser
davantage pour que dans la sécurité restaurée, dans la
réconciliation nationale à consacrer et grâce aux moyens
financiers que l’Etat est en mesure de mobiliser, chacun
apporte sa pleine contribution à la reconstruction nationale
au bénéfice exclusif de la Nation.
V. DECISIONS INDIVIDUELLES.
Le Conseil des Ministres a enfin examiné et approuvé des
décisions individuelles relatives à des nominations et à des
fins de mission dans les fonctions de l’Etat.
A l’issue de l’examen de son ordre du jour, le Conseil des
Ministres a adopté la déclaration ci- après :
« Le peuple algérien a été profondément blessé, tout comme
plus d’un milliard d’hommes et de femmes musulmans, par les
actes ignobles et les outrages indécents à la sainteté de
l’Islam et du Prophète Sidna Mohamed (QQSL), à travers des
caricatures qui témoignent non seulement d’une incroyable
indigence spirituelle mais encore d’une intolérance et d’une
ignorance inquiétantes.
En dépit de la souffrance indicible et de la blessure
profonde qu’il a subies, le peuple algérien a gardé son
calme et sa maîtrise de soi. Le Conseil des Ministre tient à
saluer la grande maturité et la dignité avec lesquelles
notre peuple a dénoncé ces actes infâmes.
La liberté d’expression doit comporter dans tous les pays du
Monde ses limites naturelles et salutaires dans le respect
impérieux des croyances de tous les peuples.
L’Algérie croit profondément dans les vertus de la tolérance
et dans les avantages du dialogue entre les peuples, entre
les cultures et entre les civilisations dans un Monde qui
n’est déjà que trop saturé de violences de toutes natures.
Elle en appelle donc à tous pour y oeuvrer pleinement et
réellement en évitant, pour tout motif qui soit, tout acte
ou comportement de nature à servir les extrémismes de tous
bords au détriment de l’harmonie et de l’entente entre les
peuples et entre les civilisations » a conclu le Conseil des
Ministres.
COMMUNIQUE DES SERVICES DU CHEF DU GOUVERNEMENT
M. Ahmed OUYAHIA, Chef du Gouvernement, a présidé ce jour, 6
mars 2006, la première réunion de la commission nationale
chargée du suivi de l'application de l'ordonnance et des
décrets présidentiels portant mise en oeuvre de la Charte
pour la paix et la réconciliation nationale.
Cette commission dont l'institution a été décidée par M. le
Président de la République lors du Conseil des ministres du
27 février dernier, regroupe messieurs le ministre d'Etat,
ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, le
ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, le
ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale,
le ministre de la Justice garde des Sceaux, le ministre des
Finances, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale,
le ministre de l'Emploi et de la Solidarité nationale, le
directeur général de la Sûreté nationale, le commandant de
la Gendarmerie nationale et le directeur général de la
Fonction publique.
A cette occasion, le Chef du gouvernement a d'abord relevé
que les textes de mise en oeuvre de la charte promulgués par
M. le Président de la République, sont actuellement l'objet
d'une large diffusion par voie de presse, afin de permettre
à l'opinion en général et à leurs bénéficiaires en
particulier, de prendre connaissance de leur contenu exact.
A l'endroit des structures chargées de la mise en oeuvre de
ces dispositions, le Chef du gouvernement a rappelé que
l'ordonnance et les décrets présidentiels l'accompagnant se
distinguent par une grande clarté quant aux mesures
arrêtées, aux bénéficiaires de celles-ci mais aussi quant
aux procédures à suivre.
M. OUYAHIA a rappelé que les mesures judiciaires relatives à
la consolidation de la paix sont du seul ressort du juge qui
les appliquera sans interférence des autorités exécutives et
dans le strict respect de l'ordonnance de mise en oeuvre de
la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
Quant aux autres mesures relevant des administratives
nationales et locales, elles devront mobiliser sans relâche
les différentes autorités concernées pour leur application
diligente, a ajouté le Chef du gouvernement, précisant que
la commission nationale a pour devoir de suivre cette
application, l'impulser et, le cas échéant, de lever toute
éventuelle entrave qui viendrait à apparaître sur le
terrain.
A ce titre, M. OUYAHIA a émis les directives ci-après :
1°, Sous l'autorité de M. le ministre d'Etat, ministre de
l'Intérieur et des Collectivités locales, les walis sont
tenus de procéder à l'installation de la commission locale
qu'ils présideront personnellement, commission qui reflètera
la composition de la commission nationale à l'exception du
représentant de la justice. Les commissions locales doivent
être installées dans le courant de
la semaine prochaine.
2°, Les recensements déjà établis de manière détaillée au
niveau central, pour les disparus, doivent être diffusés aux
walis, chacun en ce qui concerne sa circonscription
territoriale, et cela avant le 15 mars courant.
Cela permettra aux walis de préparer leurs administrations
locales à répondre aux démarches des ayant droits de
disparus, une fois le jugement de décès obtenu auprès des
tribunaux.
3°, Les listes des terroristes abattus, élaborées également
au niveau central, doivent être, au plus tard le 15 de ce
mois, transmises aux walis, chacun en ce qui concerne sa
circonscription.
Sur la base de ces états, les walis sont tenus d'engager
sous leur responsabilité, les enquêtes sociales à même
d'identifier les familles concernées qui sont démunies et
donc éligibles à l'aide de l'Etat au titre de la solidarité
nationale.
4°, Les administrations de wilaya concernées par le
traitement de ce dossier doivent être sensibilisées à la
nécessité de recevoir les citoyens concernés par le bénéfice
des mesures de mise en oeuvre de la charte, et d'une manière
générale de se mettre à l'écoute du public, pour éclairer
les requérants, et les assister dans les démarches à
entreprendre, comme cela est indiqué dans
l'ordonnance et les décrets d'application.
5°, Toutes les administrations et autorités centrales
concernées par la mise en oeuvre de la charte pour la paix
et la réconciliation nationale doivent installer à leur
niveau une cellule de suivi de ce dossier, pour répondre aux
interpellations des administrations locales et pour les
assister dans l'accomplissement de cette importante mission
qui est l'application de la volonté du peuple souverain.
6°, Le projet de décret présidentiel relatif à la
réintégration dans le monde du travail ou, le cas échéant,
l'indemnisation, doit être finalisé dans le courant de ce
mois et soumis à Monsieur le Président de la République.
Le Chef du gouvernement a également insisté sur la rigueur
qui doit caractériser la conduite de cette opération, de
sorte à ce que tout droit reconnu par la loi et ses textes
d'application soit consacré sans entrave aucune, mais aussi
que toute tentative de dépassement soit prévenue dans le
respect de l'esprit et de la lettre des textes portant mise
en oeuvre de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale.
Enfin, la commission nationale a convenu de se réunir deux
fois par mois, pour prendre en charge sa mission et rendre
compte périodiquement au Chef de l'Etat.
. . . / . . .
Le Conseil de la nation adopte les trois ordonnances
présidentielles
Le Conseil de la nation a adopté lundi 20 mars 2006, les
trois ordonnances présidentielles promulguées en février
dernier par le Président de la République, M. Abdelaziz
BOUTEFLIKA.
Il s'agit de la loi portant approbation de l'ordonnance
relative à l'application de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale, la loi portant approbation de
l'ordonnance définissant les conditions et règles de
pratique des rites religieux pour les non musulmans et la
loi relative au statut général des personnels militaires.
L'ordonnance relative à l'application de la Charte pour la
paix et la réconciliation nationale comprend, dans ses 48
articles, les règles et mesures pratiques à observer dans le
cadre de la prise en charge des personnes concernées par le
champs d'application de cette ordonnance, notamment les
personnes qui se sont rendues aux autorités publiques à
partir du 13 janvier 2000 jusqu'à la date de la publication
de ladite ordonnance.
L'ordonnance concerne également les personnes qui se
rendront dans un délai de six mois à compter de sa
publication, les personnes condamnées par contumace, et tous
ceux qui ont fait l'apologie ou financé le terrorisme, mais
qui ont mis fin à leurs activités, ainsi que les personnes
détenues et non condamnées définitivement pour avoir
participé à des actes terroristes ou de sabotage.
Ces catégories bénéficieront, en vertu de cette ordonnance,
de l'extinction de l'action publique. Les personnes
définitivement condamnées bénéficieront de la commutation ou
de la remise de peine. Les détenus définitivement condamnés
et impliqués dans les massacres collectifs, viols et
utilisation d'explosifs dans les lieux publics ne sont pas
concernés, selon le texte de loi, par la commutation ou la
remise de peine.
Concernant les personnes ayant fait l'objet de licenciement
administratif pour des faits liés à la tragédie nationale,
l'ordonnance prévoit leur réintégration dans le monde du
travail ou, le cas échéant, une indemnisation versée par
l'Etat. Les familles des disparues et les membres des
familles démunies éprouvées par l'implication d'un de leurs
proches dans le terrorisme bénéficieront aussi
d'indemnisations.
L'ordonnance définissant les conditions et règles de
pratique des rites religieux pour les non musulmans,
consacre, à travers ses 17 articles, la tolérance et la
coexistence entre les différentes confessions et prévoit la
protection et le soutien de l'Etat à l'activité religieuse
autre que musulmane dans le cadre du respect des droits et
des libertés des autres.
Le texte interdit l'exercice du culte autre que musulman en
dehors des édifices prévus à cet effet et subordonne
l'affectation des édifices pour l'exercice du culte à
l'obtention d'une autorisation préalable accordée par les
autorités publiques concernées.
La loi prévoit des peines contre toute agression ou atteinte
aux droits d'autrui en criminalisant plusieurs actes liés à
la pratique des confessions religieuses comme le
détournement des lieux de culte de leurs vocations premières
ou l'incitation des musulmans à changer de religion en
contrepartie de moyens financiers ou autres.
Lors de la présentation de cette ordonnance devant les
membres du Conseil de la nation, le ministre de la justice,
garde des sceaux, M. Tayeb BELAIZ a souligné que "celui-ci
est un cadre juridique qui garantit le renforcement du
principe de la liberté de culte consacré par la
constitution, les chartes et les pactes internationaux".
Concernant l'ordonnance relative au statut du personnel
militaire qui comprend 149 articles, celle-ci définit la
relation juridique liant le personnel militaire à
l'institution et prévoit la création d'un haut conseil de la
fonction militaire devant prendre en charge les questions
d'ordre général liées à la situation et au statut du
personnel militaire.
L'ordonnance détermine également les droits, les devoirs et
les responsabilités ainsi que la protection sociale, la
formation et la promotion du personnel militaire.
L'ordonnance prévoit des dispositions régissant le personnel
militaire actif, retraités, appelés ou réservistes ainsi que
des dispositions d'intégration de la femme aux forces
armées, règles empreintes d'une certaine flexibilité que
nécessite son statut d'épouse et de mère, et d'autres
consacrant l'égalité des candidats et la généralisation du
concours comme mécanisme de recrutement.
Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense
nationale, M.Abdelmalek GUENAIZIA a souligné dans son exposé
sur le contenu de la loi en question devant le Conseil de la
nation, que cette loi vise à "déterminer les droits et
devoirs du personnel militaire, leur carrière
professionnelle et leur formation ainsi que la place du
service national dans le cadre de la professionnalisation de
l'Armée populaire nationale".
Par ailleurs, M. Rachid ARABI, membre du Rassemblement pour
la Culture et la Démocratie (RCD) qui a voté contre les
trois ordonnances, a indiqué à l'APS que l'ordonnance
relative à la paix et à la réconciliation nationale
"consacre l'impunité" sans "régler les problèmes du pays".
Il a également expliqué son opposition au texte en question
par "les difficultés que pose l'application de cette loi sur
le terrain". "Ceux qui sont à l'origine de la tragédie
nationale, non seulement ne reconnaissent pas leur
responsabilité dans cette tragédie, mais revendiquent, au
contraire, leurs actes criminels comme des hauts faits
d'armes", argumente encore M. ARABI.
Les deux autres ordonnances viennent "combler un vide
juridique" mais "n'ont pas été soumises à débat", a-t-il
ajouté.
Communiqué du Conseil de Gouvernement ( Extrait)
Le Conseil de Gouvernement a tenu mercredi 22 mars 2006, une
réunion sous la présidence de M. Ahmed OUYAHIA, Chef du
Gouvernement, à l'issue de laquelle il a rendu public le
communiqué suivant:
" Le Conseil de Gouvernement s'est réuni ce jour, mercredi
22 Safar 1427 correspondant au 22 mars 2006, sous la
présidence de Monsieur Ahmed OUYAHIA, Chef du Gouvernement.
1- Le Conseil de Gouvernement a examiné et avalisé un projet
de décret présidentiel fixant les modalités de réintégration
ou d'indemnisation des personnes ayant fait l'objet de
mesures administratives de licenciement pour des faits liés
à la tragédie nationale, présenté par le Ministre de la
Justice, Garde des Sceaux.
Ce texte découle de l'article 25 de l'Ordonnance relative à
la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale.
Ce projet de décret présidentiel qui constitue le dernier
texte réglementaire attendu dans le cadre de la mise en
oeuvre de la charte en l'objet, sera soumis au prochain
Conseil des ministres …"
Communiqué du Conseil des ministres (intégral)
Le Conseil des ministres a tenu samedi 25 mars 2006, une
réunion sous la présidence du Président de la République, M.
Abdelaziz BOUTEFLIKA, à l'issue de laquelle il a rendu
public le communiqué suivant :
"Le Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, a
présidé ce jour, samedi 25 mars 2006, une réunion du Conseil
des ministres dont l'ordre du jour a été consacré à l'examen
des points suivants :
- I - Avant projets de loi
1 - Le Conseil des ministres a examiné et approuvé un
avant-projet de loi modifiant et complétant le Code pénal.
Ce texte qui découle d'une directive présidentielle a pour
objet de renforcer la lutte contre la propagation de la
délinquance et de la criminalité, et la garantie du droit
des citoyens à la sécurité des personnes et des biens.
A cette fin, le projet de Loi introduit un nouvel agencement
des peines et mesures de sûreté, et les adapte au cas du
délinquant ainsi qu'à la nature du délit ou crime commis.
Les dispositions relatives à la répression des actes de
banditisme dont les vols qualifiés, les incendies
volontaires et l'atteinte à la vie privée, sont également
l'objet de renforcements, notamment en ce qui concerne les
amendes, souvent inchangées depuis quatre décennies.
Le texte accorde également un intérêt particulier à la
protection des personnes vulnérables, en considérant comme
circonstance aggravante toute agression commise à leur
encontre.
Dans le même temps, la sanction de certaines infractions
graves se voit renforcée par l'introduction de la notion de
période de sûreté durant laquelle le condamné se voit privé
du bénéfice des dispositions d'allégement de peine,
placement en chantier en milieu ouvert, semi liberté et
liberté conditionnelle. Ces infractions graves concernent
notamment, l'atteinte à la sûreté de l'Etat, l'assassinat,
la torture, la contrefaçon de monnaie, l'atteinte aux
moeurs, le blanchiment d'argent et le trafic de stupéfiants.
Le texte détermine aussi les infractions qui peuvent être
commises par les personnes morales et les peines d'amende
qu'elles encourent.
Enfin, le projet de loi introduit des mesures destinées à
diligenter les procédures judiciaires applicables.
Intervenant à l'issue de l'adoption de ce projet de loi, le
Président de la République a relevé avec satisfaction les
avancées enregistrées par la réforme de la justice, destinée
à consolider l'Etat de droit et la suprématie de la Loi
garante de la préservation des droits et du respect des
devoirs de
l'ensemble des citoyens.
Le Chef de l'Etat a déclaré que "cette révision
additionnelle de la législation pénale s'inscrit dans le
cours de la réforme de la justice qui, entre autres
objectifs, vise à endiguer le crime et la délinquance sous
toutes leurs formes, par l'effet conjugué de la prévention,
de la sanction et de la
réinsertion sociale des condamnés".
C'est dans cet esprit que le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA
a mis l'accent sur la nécessité de coordonner davantage les
actions de tous les intervenants dans la lutte contre le
crime et la délinquance, particulièrement l'atteinte aux
personnes et aux biens. ll a ajouté que "un effort plus
accentué doit être investi dans le traitement des origines
de ces fléaux et dans la prévention, à laquelle doivent
s'atteler toutes les instances compétentes, particulièrement
celles en charge de la jeunesse".
"Cette oeuvre nécessite, aussi, l'implication de la société
tout entière, tant il est vrai que l'action des différents
services de l'Etat ne peut atteindre pleinement ses effets
que si elle est convenablement relayée au niveau des
citoyens, dont la vigilance doit être toujours de mise et la
contribution continuellement sollicitée à travers des
actions de sensibilisation", a conclu le Chef de l'Etat
2 - Le conseil des ministres a aussi examiné et approuvé
l'avant-projet de loi relatif aux mesures d'encouragement et
d'appui à la promotion de l'emploi.
Ce texte s'inspire de modèles en place dans d'autres pays
qui ont réussi leur développement et contenu le chômage. Ses
dispositions qui concernent le recrutement dans le secteur
économique, ont pour finalité notamment :
- de contribuer à la concrétisation et au dépassement de
l'objectif de 2 millions d'emplois dont 1 million d'emplois
permanents, fixé par le Président de la République pour la
période 2004-2009,
- d'alléger les charges patronales comme encouragement à
l'investissement, en particulier dans les wilayas du Sud et
des Hauts plateaux,
- d'encourager la formation et le perfectionnement des
travailleurs,
- ainsi que d'inciter davantage à la déclaration des
travailleurs recrutés, auprès des caisses de sécurité
sociale et d'améliorer ainsi le recouvrement des cotisations
sociales.
A cette fin, le projet de loi prévoit des allégements sur
les charges sociales en faveur des employeurs qui procèdent
à de nouveaux recrutements. Ces allégements sont variables
selon le secteur d'activité et plus importants dans les
wilayas du sud et des hauts plateaux.
En outre, ce texte instaure l'obligation d'information des
services de l'emploi et de l'inspection du travail en cas de
cessation de la relation du travail et prévoit l'exclusion
du cumul de ses dispositions avec d'autres avantages
accordés en matière de sécurité sociale par la législation
en vigueur.
Les allégements de charges sociales ainsi instaurés
n'entraîneront aucune baisse de ressources pour les caisses
de sécurité sociale ou de retraite, dès lors que l'impact
financier est pris en charge par la Caisse Nationale
d'Assurance contre le chômage, qui le cas échéant, recevra
des dotations du budget public.
Intervenant à l'issue de l'adoption de ce projet de loi, le
Président de la République a exprimé sa satisfaction devant
l'avènement du dispositif d'encouragement à la création
d'emploi qu'il véhicule, et qui vient s'ajouter à de
nombreux autres mécanismes de soutien à l'emploi, reflétant
la
détermination de l'Etat à lutter contre le fléau du chômage.
Le Chef de l'Etat a également relevé que "si le taux de
chômage a diminué sensiblement, passant de près de 30% en
1998 à près de 15% l'année dernière, il reste que les
efforts à investir dans ce domaine demeurent importants car,
des centaines de milliers de nos compatriotes sont encore
sans emploi et notre population, majoritairement jeune, aura
sans cesse besoin d'une importante création
d'emplois dans le pays".
Le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a ajouté que "certes,
notre objectif est d'atteindre le seuil d'un taux de chômage
à un chiffre à la fin de cette décennie, mais il est aussi
de développer la création d'emplois durables, par le biais
de l'entreprise qui est également source de développement de
la richesse renouvelable".
Tout en soulignant "la nécessité impérative de préserver le
dispositif national de protection sociale", le Chef de
l'Etat a "invité le Gouvernement à persévérer dans les voies
novatrices, pour encourager chaque fois davantage le
développement de l'investissement et de la création
d'emplois dans les différents secteurs de l'activité
économique", concluant que "le dialogue et la concertation
tripartites doivent également accorder une grande importance
à ce volet des enjeux du développement national".
II - Projets de décrets présidentiels
1 - Le Conseil des ministres a examiné et approuvé un décret
présidentiel fixant les modalités de réintégration ou
d'indemnisation des personnes ayant fait l'objet de mesures
administratives de licenciement pour des faits liés à la
tragédie nationale.
Ce décret constitue le dernier texte réglementaire requis
pour l'application de l'ordonnance portant mise en oeuvre de
la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, et
définit les conditions et les modalités de réintégration des
personnes concernées dans le monde du travail ou, le cas
échéant, leur indemnisation.
A ce titre, le décret présidentiel instaure une commission
de wilaya présidée par le wali ou son représentant, qui a
pour mission d'étudier les dossiers présentés par les
requérants en vue d'une réintégration d'emploi ou
d'indemnisation et de statuer en dernier ressort.
Les dispositions de ce texte sont applicables à toute
personne remplissant les conditions requises, et par tout
employeur, administration et entreprise publique ou privée.
A cet effet, il précise que l'éligibilité aux mesures
énoncées découle de la réunion des conditions suivantes par
le demandeur, à savoir :
- Une attestation d'emploi antérieur, la présence de son nom
sur une liste d'assurés sociaux pendant la période d'emploi
ainsi qu'une décision de licenciement motivée en relation
avec la tragédie nationale,
- L'existence de son nom sur une des listes des personnes
impliquées dans la tragédie nationale, à titre d'interné
administratif, ou de poursuivi, détenu ou condamné pour des
faits liés à la tragédie nationale, ou de bénéficiaire des
mesures édictées par la loi sur la concorde civile, ou enfin
de bénéficiaire des mesures édictées par l'ordonnance
portant mise en oeuvre de la charte pour la paix et la
réconciliation nationale.
La mesure de réintégration est, à l'issue de l'examen du
dossier et de l'audition du représentant de l'employeur,
prononcée sans rappel de salaire, dans le poste de travail
antérieur ou à un poste équivalent, dans l'administration
d'origine ou dans une autre administration
Lorsque la réintégration n'est pas possible, notamment, pour
motifs d'âge, de santé du requérant, ou de disparition de
l'organisme qui l'employait, ainsi que pour motifs
administratifs ou économiques, le requérant est alors
éligible à une indemnisation variant entre 3 et 18 mois de
salaires, en rapport avec les annuités de travail
effectuées.
En outre, soucieux de tenir compte de l'esprit de la charte
et de veiller à la réinsertion sociale des personnes
concernées, le dispositif ainsi mis en place prévoit le
rachat des années de retraites des travailleurs réintégrés,
ainsi que le versement des personnes qui seront indemnisées
à la Caisse Nationale d'Assurance Chômage.
Enfin, le décret présidentiel précise que, hormis les futurs
salaires des personnes réintégrées qui seront à la charge de
l'employeur, l'ensemble des dépenses découlant de la mise en
oeuvre de ses dispositions, seront à la charge du budget de
l'Etat, à travers le Fonds de Solidarité Nationale.
Intervenant à l'issue de l'adoption de ce texte, le
Président de la République a d'abord exprimé sa satisfaction
devant la finalisation rapide de ce dernier texte requis
pour la mise en oeuvre de l'ensemble des dispositions de la
charte pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi
que la mise en place des commissions chargées de leur
application au niveau des wilayas tout comme la commission
nationale de suivi de ce dossier.
Dans le même temps, le Chef de l'Etat a invité, de nouveau,
le Gouvernement, les instances judiciaires et les
administrations concernées, à s'atteler à une application
diligente et précise de l'ensemble des mesures décidées par
la charte pour la paix et la réconciliation nationale, dans
le strict respect des dispositions législatives et
réglementaires promulguées à cet effet.
Le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a également tenu à
rappeler que, "à l'issue du référendum du 29 septembre
dernier et du résultat massif qu'il a recueilli, la charte
pour la paix et la réconciliation nationale reflète la
volonté de la nation souveraine, une volonté qui s'impose à
tous et qui sera respectée par tous, l'Etat y veillera avec
vigueur et sans relâche".
Dans le même temps, le Chef de l'Etat a tenu à affirmer une
nouvelle fois que la réconciliation nationale sera menée
dans le respect de la lettre et de l'esprit de la charte,
dans la ferme application de la constitution et des lois de
la République Algérienne Démocratique et Populaire, en même
temps que la lutte contre le terrorisme sera poursuivie avec
une détermination plus renforcée que jamais".
"J'en appelle donc à la mobilisation de tous les algériens
et de toutes les algériennes pour s'atteler, avec confiance
et sérénité, à la concrétisation de la paix et de la
réconciliation nationale, choix incontournables et
salutaires pour la patrie et pour chaque citoyen, en ayant
la certitude que l'Etat veillera à éviter tout retour de
l'Algérie en arrière, encore moins à la violence, à
l'anarchie et à l'extrémisme sous quelque forme que ce soit"
a conclu le Président de la République.
2 - Le conseil des ministres a également examiné et approuvé
un décret présidentiel instituant la coordination
civile-militaire en matière de gestion de l'espace aérien.
Les dispositions de ce texte découlent de la Convention sur
l'aviation civile internationale du 5 mars 1963, et des
engagements de l'Algérie à appliquer les règles normalisées
par l'Organisation de l'aviation civile internationale
(OACI).
Le décret présidentiel institue la coordination
civile-militaire en matière de gestion de l'espace aérien
national et de l'espace aérien sur lequel l'Algérie exerce
des compétences en vertu d'accords internationaux. Cette
coordination est destinée à satisfaire les besoins
simultanés de la circulation aérienne civile et militaire.
Enfin, ce texte définit, dans le respect des normes
universelles, les compétences respectives des autorités
ministérielles intervenant dans la circulation aérienne, et
énonce les organes de concertation interministérielle ainsi
que les modalités et mécanismes de leur action.
3 - Le Conseil des ministres a examiné et approuvé sept (07)
projets de décrets présidentiels portant approbation ou
ratification des conventions et accords ci-après :
- La Convention sur la responsabilité internationale pour
les dommages causés par des objets spatiaux, signée à
Londres, Moscou et Washington le 29 mars 1972,
- La Convention entre l'Algérie et la République de Corée,
portant non double imposition, et prévention de l'évasion
fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune,
signée à Séoul le 24 novembre 2001,
- L'accord entre l'Algérie et la République de Corée,
portant suppression mutuelle des visas au profit des
titulaires des passeports diplomatiques et de service, signé
à Alger le 18 janvier 2005,
- L'accord entre l'Algérie et la République Fédérale
d'Allemagne sur la coopération technique, signé à Alger le
30 avril 2002,
- L'accord entre l'Algérie et la République Fédérale de
Russie sur la promotion et la protection réciproques des
investissements, signé à Alger le 10 mars 2006,
- L'accord entre l'Algérie et la République Fédérale de
Russie sur les relations commerciales, économiques et
financières et le traitement de la dette de la République
Algérienne Démocratique et Populaire envers la Fédération de
Russie au titre des crédits précédemment accordés, signé à
Alger le 10 mars 2006,
- L'accord entre l'Algérie et la République Fédérale de
Russie en vue d'éviter les doubles impositions en matière
d'impôts sur les revenus et sur la fortune, signé à Alger le
10 mars 2006.
III - Décisions individuelles
Le Conseil des ministres a, enfin, examiné et approuvé des
décisions individuelles".
Réunion de la Commission Nationale de suivi de la mise en
œuvre de la Charte
Les services du Chef du gouvernement ont rendu public
dimanche 23 avril 2006, un communiqué à l'issue de la
réunion de la Commission nationale de suivi de la mise en
oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation
nationale,
dont voici le texte :
" Monsieur Ahmed OUYAHIA, Chef du Gouvernement, a présidé ce
jour (23/04/2006) une nouvelle réunion de la Commission
nationale de suivi de la mise en œuvre de la Charte pour la
Paix et la Réconciliation nationale.
Cette rencontre a été l'occasion de dresser un point de
situation sur l'exécution de l'Ordonnance du 27 Février
dernier relative à l'application de la Charte ainsi qu'aux
Décrets présidentiels y afférents datant du 28 Février et du
27 Mars derniers.
I. - S'agissant du dispositif d'encadrement de la mise en
œuvre de la Charte, la Commission nationale a relevé que
l'ensemble des commissions de wilayas, mandatées par les
Décrets présidentiels pertinents, ont été installées et
siègent régulièrement. Il en est de même de toutes les
cellules de suivi au niveau des cabinets des ministères
concernés par cette opération.
II. - S'agissant des mesures de consolidation de la paix, il
a été constaté que près de 2.200 détenus ont été libérés,
soit la quasi-totalité des personnes concernées. En outre,
la campagne de sensibilisation en direction de ceux qui
portent encore les armes contre la Patrie se poursuit
intensément et a déjà donné quelques résultats.
Exprimant son appréciation des progrès accomplis ans la mise
en œuvre de la Charte, la Commission Nationale de Suivi a
également invité les autorités concernées à
a- maintenir la pression extrême dans la lutte contre le
terrorisme;
b- veiller, dans le cadre de la loi, pour que les personnes
arrêtées depuis le 27 Février dernier, pour terrorisme,
soutien au terrorisme et subversion terroriste, et qui sont
exclues du bénéfice des mesures énoncées dans la Charte pour
la Paix et la Réconciliation nationale, soient jugées avec
toute la sévérité prévue par la législation en vigueur.
III. - S'agissant des mesures d'indemnisation des familles
des disparus, la Commission Nationale a relevé que :
1°. La liste consolidée des personnes disparues, qui porte
sur près de 7.100 cas, a été diffusée à toutes la
commissions de wilayas.
2°. Les juridictions ont bien avancé dans la constitution
des listes de disparus ayant déjà fait l'objet d'un jugement
de décès, une situation qui concerne déjà plus de 3.000 cas.
3°. Dans un souci d'efficacité, les parquets généraux
concernés communiqueront aux commissions de wilayas
territorialement compétentes copies de ces jugements pour
permettre l'établissement des dossiers d'indemnisation pour
les ayant droits.
4°. En outre, les juridictions ont pris leurs dispositions
en vue de pouvoir traiter avec diligence les nouvelles
demandes de jugement de décès de disparus dont elles seront
saisies par les ayant droits.
5°. Du point de vue financier, le Fonds de prise en charge
des victimes du terrorisme désigné par la loi pour prendre
également en charge l'indemnisation des familles de
disparus, dispose pour l'instant de ressources suffisantes
et fera l'objet, autant que de besoin, de rattachements de
crédits conformément aux règlements.
6°. Plus de 7.000 personnes se réclamant de lien de parenté
avec des personnes disparues ont déjà été reçues au niveau
des différentes commissions de wilayas compétentes.
La commission nationale de suivi s'est félicitée de cette
très large adhésion des familles des disparus aux mesures
énoncées par la Charte pour le règlement de ce douloureux
problème. Elle considère que cela constitue une réponse
cinglante aux groupuscules d'activistes qui se déchaînent
actuellement après avoir constaté qu'ils ne pourront
désormais plus exploiter la douleur de familles éplorées
dans le cadre de leurs calculs politiciens.
Dans le même temps, la commission national de suivi a
ordonné aux walis présidents des commissions compétentes, de
veiller à ce que les familles des disparus déjà en
possession d'un jugement de décès soient pleinement
assistées dans la finalisation des dossiers d'indemnisation,
et que celles en attente d'un jugement de décès soient
assistées dans leur démarche envers la Justice.
Enfin, et pour mettre un terme aux tentatives de
manipulation clientéliste sur ce douloureux dossier, la
Commission nationale de suivi porte à l'attention de
l'opinion que, tout ayant droit d'une personne dont il est
prétendu qu'elle est disparue mais dont le nom ne se trouve
pas sur la liste officielle des disparus, est en mesure
d'introduire un dossier auprès des tribunaux ou des services
de la police judiciaire. Un tel dossier doit être déposé par
les ayant droits eux-mêmes, la loi n'autorisant aucun
intermédiaire en la matière.
IV. - S'agissant des mesures de solidarité nationale en
direction des familles démunies dont un des proches, engagé
dans le terrorisme, a été abattu dans le cadre de la lutte
contre le terrorisme, la commission nationale a relevé que :
1°. La liste nominative des terroristes abattus dans le
cadre de la lutte contre ce fléau a déjà été établie par les
autorités compétentes et comporte près de 1.7.000 noms. Elle
demeurera la seule matrice de travail en la matière. Dès
lors toute action prétendument menée par une association ou
une quelconque partie en vue de recenser les familles
concernées ne serait qu'une manipulation contre laquelle la
Commission Nationale de Suivi met en garde l'opinion. Seule
une décision établie par la commission de wilaya, à l'issue
d'une enquête sociale diligentée par celle-ci, permettra le
versement de l'allocation de solidarité nationale prévue par
la loi.
2°. Les commissions de wilayas compétentes ont déjà engagé
des enquêtes sociales à même d'identifier les familles
démunies ayant un proche figurant sur la liste des personnes
abattues dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Là
également, la Commission Nationale met en garde l'opinion
contre les tentatives de manipulation et rappelle que la
commission de wilaya, sous la responsabilité exclusive du
wali, est seule compétente pour mener les enquêtes sociales
en l'objet.
3°. Les ressources financières nécessaires pour
l'application des mesures de solidarité en direction des
familles éprouvées par l'implication de l'un de leurs
proches dans le terrorisme sont déjà disponibles au niveau
du Fonds de Solidarité Nationale.
4°. Plus de 7.000 personnes proches de terroristes abattus
se sont déjà présentées au niveau ces commissions de wilayas
qui ont engagé les procédures d'enquête sociale y afférent.
La commission nationale de suivi a également instruit les
walis à l'effet de diligenter davantage la conduite des
enquêtes sociales et prêter assistance aux bénéficiaires des
mesures de solidarité nationale prévues à cet effet.
V. - S'agissant du mécanisme de réintégration ou
d'indemnisation des personnes ayant fait l'objet de mesures
administratives de licenciement pour des faits liés à la
tragédie nationale, la Commission Nationale de suivi a
constaté que:
1°. Les commissions de wilayas instituées par le Décret
présidentiel du 27 Mars dernier ont toutes été déjà
installées et ont entamé leur mission.
2°. Plus de 5.000 personnes déclarant avoir fait l'objet de
mesures administratives de licenciement pour des faits liés
à la tragédie nationale se sont déjà présentées au niveau
des différentes commissions où il leur a été expliqué
quelles sont les pièces et preuves qui doivent
impérativement composer le dossier de réclamation de la
réintégration ou de l'indemnisation prévues par le Décret
présidentiel pertinent.
La commission nationale a énoncé quelques directives
destinées à guider l'action des commissions de wilayas
chargées de ce dossier, notamment en matière de préservation
des intérêts de la collectivité nationale et de la sécurité
nationale.
Elle a également instruit les commissions de wilayas à
s'atteler à cette tâche avec une extrême rigueur et avec
diligence.
Partant du constat que l'application des dispositions
énoncées dans les différents volets de la Charte est
désormais entrée dans une phase concrète à travers les
wilayas, la Commission Nationale a instruit les walis qui
président l'ensemble de ces commissions locales de rendre
compte tous les quinze jours de l'état chiffré des dossiers
reçus, des dossiers traités, et enfin des dossiers ayant
abouti, qu'il s'agisse de l'indemnisation des familles des
disparus, de l'aide de solidarité nationale aux familles
démunies éprouvées par l'implication d'un proche dans le
terrorisme, ou des mesures de réintégration ou
d'indemnisation des personnes ayant fait l'objet de mesures
administratives de licenciement pour des faits liés à la
tragédie nationale.
Enfin, tout en constatant l'immense soutien dont la Charte
pour la Paix et la Réconciliation Nationale jouit à travers
le pays, la Commission Nationale de Suivi a constaté avec
regret que certaines rumeurs sont sciemment distillées pour
semer le doute au sein de la population, et jugé utile d'y
apporter les démentis formels suivants :
1°. La libération des bénéficiaires des mesures de
consolidation de la Paix n'a aucun rapport avec le phénomène
du banditisme que l'État est attelé à combattre avec
constance et détermination.
En outre, les services de police veillent avec vigilance au
suivi de la situation alors que les forces de sécurité de la
République mènent une lutte sans relâche sur le terrain pour
détruire les groupuscules qui auront décidé de tourner le
dos à la main que le peuple algérien leur a tendue ;
2°. Les allégations prétendant que les personnes libérées
dans le cadre de la Charte sont l'objet de mesures «
sociales », dont le versement d'une pension ou l'octroi
d'autres avantages, sont dénuées de tout fondement ;
3°. Les familles des victimes du terrorisme doivent
définitivement se rassurer quant à la solidarité que la
Nation leur a exprimée à travers la Charte elle-même, et
quant au maintien du dispositif destiné à les prendre en
charge, et qui fonctionne depuis 1995 ;
4°. Les éléments qui ont eu le mérite de participer
volontairement à la défense de la Patrie contre le
terrorisme, ont été l'objet d'un hommage Mérité énoncé par
la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale. Ils
ont été l'objet d'une protection édictée par l'ordonnance
portant mise en ouvre de la Charte. Ils seront, le moment
venu, l'objet de l'attention requise de la part de l'État
qu'ils ont contribué à sauvegarder. Voilà pourquoi les
concernés sont invités à faire preuve de discernement devant
les approches insidieuses dont ils sont parfois l'objet.
Ainsi que l’a réaffirmé à maintes reprises Monsieur le
Président de la République personnellement, la Charte pour
la Paix et la Réconciliation nationale sera appliquée dans
sa lettre et dans son esprit, avec la fidélité requise à
l'endroit d'une décision du peuple algérien souverain.
Toute tentative d'entrave, de surenchère, d'exploitation
politicienne ou de passe-droit face à l'application de cette
Charte, sera repoussée fermement.
La Commission Nationale de suivi y veillera conformément au
mandat que lui a confié le Chef de l'État".
. . . / . . .
Réunion de la Commission Nationale de suivi de la mise en
œuvre de la Charte (Communiqué)
Les services du Chef du gouvernement ont rendu public
dimanche 23 avril 2006, un communiqué à l'issue de la
réunion de la Commission nationale de suivi de la mise en
oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation
nationale, dont voici le texte :(Lire ...)
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